Opinion: L’urgence de signer l’entente Canada-Québec en habitation

1 Comment Par La rédaction |

L’entente Canada-Québec en habitation porte sur 1.5 milliards de dollars. L’équivalent de cette entente est signé et entré en vigueur depuis plus d’un an dans toutes les provinces et territoires du Canada sauf le Québec. Cet afflux monétaire permettrait de financer les programmes Accès-logis, les programmes d’allocation au loyer, de subvention au logement et des programmes de rénovations divers. Prises ensemble, ces mesures amèneraient une bouffée d’air frais en ce qui a trait au logement pour les personnes vulnérables au Québec. Pourquoi l’entente Canada-Québec n’est-elle pas signée?

Le Mouvement pour mettre fin à l’itinérance à Montréal regroupe 33 membres. Ils ont en commun la vision qu’il est possible de mettre fin à l’itinérance avec la volonté politique de tous les paliers gouvernementaux pour financer et mettre en place des mesures structurantes, notamment le logement.  

L’approche Logement d’abord est préconisée dans de nombreux pays pour mettre fin à l’itinérance. Cette approche reconnaît que l’accès à un logement salubre et réellement abordable est un droit et une base pour stabiliser la situation des personnes vulnérables. En janvier, avant la pandémie, Montréal avait un taux d’inoccupation de 1.3% selon la Société Canadienne d’hypothèques et de logement ce qui était déjà un élément très inquiétant dans l’accès au logement pour les personnes en situation d’itinérance.

Aujourd’hui, au cœur de la crise sanitaire, avec un taux de chômage qui grimpe et une utilisation des banques alimentaires à la hausse, il y a un réel risque que de plus en plus de personnes se retrouvent dans une situation d’itinérance.

Pour offrir un toit à tous et toutes, il nous importe de mettre en place des solutions permanentes. Ce que cette crise nous démontre c’est que nous avons la capacité de collaborer en cas d’urgence pour mettre rapidement en place des mesures temporaires de logement.  

Mais il faut agir en pensant au long terme. Il faut, d’une part, construire du logement social, beaucoup de logement social. D’autre part, il faut aussi octroyer des subventions au logement pour que les personnes en situation d’itinérance puissent accéder à un logement rapidement. Idéalement, les critères d’attribution seraient assouplis pour qu’elles puissent y avoir accès rapidement. De plus, l’allocation au loyer pour les personnes de 50+ doit être bonifiée pour refléter l’ augmentation importante de loyers des trente dernières années et permettre à des personnes à risque d’itinérance de demeurer en logement. Ce ne sont que quelques-unes des solutions envisagées mais il faut bien commencer par ce minimum, un toit!

Il faut impérativement que nos gouvernements du Québec et du Canada priorisent les négociations et la signature de cette entente rapidement maintenant que la COVID-19 fait des ravages.

L’argent est là – 1.5 milliards de dollars se trouvent actuellement dans les coffres d’Ottawa alors qu’ils sont destinés au Québec et au logement dans notre province. Et, dans la grande région de Montréal, il y a feu en la demeure.

De grâce, entendez-vous rapidement!

Michèle Chappaz, Directrice générale MMFIM

Un commentaire

  1. Marie-0Carmen plante md says:

    je suis tout a fait d’accord avec cette demande; les personnes itinérantes du Québec ont droit a un toit comme dans tout le Canada; c’est une décision politique et les décideurs doivent agir promptement; la pandémie nous démontre des besoins flagrants; on ne peut les ignorer plus longuement et les solutions court terme ne reglent rien en définitive; ils nous faut des solutions long-terme solides et actualisées rapidement ….des budgets sont disponibles et offerts, prenons ce qui nous reviens et agissons….

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