Persévérance scolaire et lutte contre l’itinérance – deux enjeux, une même ambition

Au Mouvement pour mettre fin à l’itinérance à Montréal (MMFIM), nous savons que prévenir l’itinérance commence bien avant la perte d’un logement. Les Journées de la persévérance scolaire, soulignée cette semaine, du 16 au 20 février, et notre action pour mettre fin à l’itinérance partagent la même ambition : offrir à chaque personne, dès le plus jeune âge, les conditions nécessaires pour construire un parcours de vie stable et porteur d’avenir.

Ces deux enjeux ne peuvent pas être dissociés. Ils s’inscrivent dans un continuum de prévention et d’inclusion sociale, où l’éducation joue un rôle central.

Maintenir un lien avec l’école

L’école est souvent un repère, un espace de soutien et de protection pour les jeunes confrontés à des réalités complexes. Maintenir ce lien avec l’école, c’est préserver l’accès à des ressources psychosociales et à un sentiment d’appartenance – autant de facteurs essentiels pour prévenir la vulnérabilité et réduire le risque d’itinérance.

Soutenir la persévérance scolaire, c’est également renforcer la résilience des jeunes, car chaque geste de soutien contribue à prévenir les parcours de rupture et à offrir aux jeunes un futur plus sûr et plus stable.

Les Journées de la persévérance scolaire rappellent que la réussite éducative est une responsabilité collective. Elles mobilisent les acteurs de notre communauté, comme le MMFIM, autour d’un message : agir ensemble, en amont, fait toute la différence. Valoriser la persévérance scolaire, pour nous, c’est agir concrètement pour prévenir l’itinérance avant qu’elle ne s’installe.

Penser la prévention comme un projet collectif

Les chiffres sont parlants : selon Statistique Canada (2024), la moitié des personnes en situation d’itinérance au pays avaient moins de 25 ans, et 40 % ont affirmé avoir connu leur premier épisode avant l’âge de 16 ans.

À Montréal, des jeunes vivent aussi une itinérance cachée ou une grande instabilité résidentielle tout en tentant de poursuivre leurs études. Soutenir leur persévérance scolaire, c’est donc aussi soutenir leur stabilité de vie, leur donner un levier vers un emploi décent, un logement sûr et une participation pleine à la société.

Ces journées sont une invitation à penser la prévention comme un projet collectif, où chaque acteur a un rôle à jouer.

En misant sur la persévérance scolaire, le MMFIM agit à la source des inégalités, prévient les ruptures qui mènent à l’itinérance et envoie un message d’engagement : en donnant aux jeunes les moyens de réussir, nous contribuons ensemble à mettre fin à l’itinérance à Montréal et à bâtir une ville où personne n’est laissé de côté.

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